DU GOMBO A L'EGLISE

Du gombo à l’église

 

Le terme gombo est du pure camerounisme pour parler de l’argent que l’on gagne dans une affaire sans trop de souffrance. Il se prête particulièrement au monde artistique, et est bientôt utilisé dans les autres domaines de la société pour parler des privilèges du métier. Nous venons de l’introduire dans le milieu chrétien pour en scanner des exagérations.

Jésus et ses apôtres allaient de lieu en lieu prêchant la bonne nouvelle, baptisant les nouveaux convertis et guérissant les malades. Il recommande une fois à ses disciples de ne rien prendre car le serviteur doit vivre de l’évangile. Il doit dépendre absolument de son maître.

Ceci ne justifie en aucun cas les programmes de réveils et tout le tapage pour permettre à certains prédicateurs à la solde du matérialisme et du gain sordide, de gagner leur pain à la sueur de leur front.  Dans le cas contraire,  Jésus-Christ lui-même aurait bien pu s’enrichir sur le dos des disciples et des gens comme Zachée qui étaient prêts à donner ce qu’ils  avaient.

Le fait de rendre ministère dans un environnement de la pauvreté criarde ne devrait pas augmenter les appétits de paupérisation. Ce qui n’annule pas le devoir des chrétiens qui doivent absolument partager leurs biens avec ceux qui les enseignent.  Cependant, l’homme ne peut donner que ce qu’il a ; s’il n’a rien, nous le poussons à voler et nous devenons nous-mêmes complices de vol.  N’oublions pas l’exhortation que Paul donne à Timothée : C’est vrai, la foi en Dieu est une grande richesse, à une condition: il faut se contenter de ce qu’on a. 1 Timothée 6:6 ¶

C’est vrai que le contentement suppose que nous n’aurons besoin que du nécessaire ;

Que nous ne nous considérons pas lésés parce que quelqu’un d’autre en a plus que nous ;

Que nous-nous réjouirons du peu qu’on puisse avoir.  Raison pour laquelle Paul ajoute :

Alors, si nous avons de quoi manger et nous habiller, cela doit nous suffire. 1 Timothée 6:8 

Celui qui ne comprend pas cela est sur la voie du malheur tous les jours. Quand on cherche l’argent plus que Dieu, ou qu’on pense que l’argent va nous donner des positions dans l’église même si Dieu ne nous nous y a pas appelés, on ne fera que récolter des malheurs.  C’est dans ce sens qu’il faut comprendre Paul ici : Oui, la racine de tous les malheurs, c’est l’amour de l’argent. Plusieurs l’ont trop cherché, c’est pourquoi ils se sont perdus loin de la foi. Ils ont beaucoup souffert, et c’est leur faute.

1 Timothée 6:10 

Les malheurs qu’apporte l’amour exagéré de l’argent : Le premier malheur c’est qu’on en a jamais assez ; on s’en soucie assez ; on est trop conscient de sa puissance et de sa capacité à tout faire. Ne dit-on pas souvent que l’argent ouvre toutes les portes ? Oui, quand bien même votre argent ouvrirait toutes les portes dans ce monde, il y a une porte que seule votre justice peut ouvrir : c’est bien celle du Ciel.

Si tu croyais trouver ton gombo dans l’église, il est temps pour toi de changer aujourd’hui de paradigme car l’argent n’est qu’un moyen pour  servir Dieu.  Le gombo glisse et l’argent peut glisser entre tes mains ; saisis Jésus, il est le roc.

 

 

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